- La population d’âge actif a augmenté de 18 000 personnes au cours du 3ème trimestre 2015, pour seulement 12 800 (3 800 hommes et 9 000 femmes) pour la population active. Cette demande additionnelle n’est satisfaite qu’à raison de 45%.
- En effet, les créations d’emplois n’étaient que 5 800 postes réparties en 2 000 postes pour les hommes et 3 800 pour les femmes.
- Au niveau sectoriel, les industries manufacturières ont enregistré des les pertes nettes de postes d’emplois de 7 100 personnes (-1,1%), le bâtiment lui aussi a vu ses effectifs se réduire de 9 400 postes (-2,1%), le tourisme a perdu 7 000 emplois (-6%) et le commerce a aussi vu ses effectifs régresser de 4 300 postes (-0,9%).
- Côté créations, les transports et télécommunications ont crée 8 500 postes, les services sociaux & culturels 7 100 postes, les services d’éducation, santé & administration avec 5 100, les autres services 6 900 et les « non déclarés » 5 200 !!!
- Par statut dans la profession, l’emploi salarié a régressé de plus de 40 000 au cours du 3ème trimestre 2015 (baisse du taux de salariat de 72,8% à 71,5%), alors que les indépendants ont augmenté de 34 500 postes et 20 000 postes « non déclarés » !!!
- Le stock des chômeurs est passé de 605 000 à 612 000 entre le 2ème et le 3ème trimestre 2015.
- Cette augmentation nette de 7 000 personnes reflète une distorsion de l’appareil économique tunisienne. En effet, le stock des chômeurs diplômés du supérieur a augmenté de 29 600 nouveaux jeunes, alors que celui des autres niveaux d’instruction a baissé de 22 600 postes (des créations d’emplois).
Les illustrations graphiques ci-après tentent d’éclairer et d’apporter des explications aux caractéristiques du marché du travail tunisien.